Zazen matinal au pied du mont Fuji
Commencer la journée dans le calme à Kaizo-ji
Autour du lac Kawaguchiko, la plupart des matinées commencent dans le mouvement.
Les bus quittent la gare, les appareils photo apparaissent le long des rives et les visiteurs commencent à scruter le ciel à la recherche d’une première vue dégagée sur le mont Fuji. À Kaizo-ji, dans le village d’Oishi, la matinée commence autrement.
On retire ses chaussures. Les voix se font plus discrètes. Un moine bouddhiste présente la posture de base et l’attention propres au zazen, puis, pendant un moment, il n’y a nulle part ailleurs où aller et rien d’autre à collectionner.
Après la méditation assise, un matcha fraîchement préparé permet de revenir progressivement à la conversation. Par temps clair, le mont Fuji peut être visible depuis l’enceinte du temple. Lorsque la montagne reste derrière les nuages, l’expérience continue sans elle.
Il ne s’agit pas d’une visite touristique à laquelle on aurait ajouté de la méditation comme élément décoratif. C’est l’occasion d’entrer dans un temple local toujours en activité, de recevoir des instructions directement et de consacrer une partie de la matinée à une pratique qui reste habituellement en dehors de l’itinéraire d’un visiteur. L’expérience est actuellement conçue aussi bien pour les débutants que pour les personnes ayant déjà pratiqué la méditation.
Pour mieux comprendre la région et les variations de visibilité du mont Fuji, consultez Pourquoi le mont Fuji n’est pas toujours visible ainsi que l’itinéraire Fuji Five Lakes de la JNTO.
PORTAIL DE RÉSERVATION FTCVoir les disponibilitésZazen matinal et matcha
Oishi · Environ 1 h 30 · Accompagnement en anglais ou en français · Petit groupe
La visibilité du mont Fuji dépend de la météo. L’accès au temple peut occasionnellement être modifié en raison de cérémonies religieuses ou d’autres obligations du temple.
Un temple avant d’être une attraction
L’expérience se déroule à Ryumizuyama Kaizo-ji, un temple bouddhiste situé à Oishi, sur la rive nord du lac Kawaguchiko.
Les participants ne se rendent pas au temple de manière indépendante. Les instructions actuellement publiées demandent de retrouver le guide à NaturaBase, à Funatsu, puis le groupe est transporté jusqu’au temple. Cela permet de coordonner la visite et d’éviter de traiter le lieu comme une attraction touristique classique accessible librement.
Kaizo-ji reste un lieu religieux en activité. Les informations actuelles précisent qu’un départ peut exceptionnellement devoir être reporté ou annulé lorsqu’une cérémonie imprévue ou une responsabilité du temple doit passer en priorité. Cette possibilité n’est pas un défaut de l’expérience. Elle rappelle que le temple existe d’abord pour sa communauté et sa vie religieuse, et non comme une scène permanente destinée aux visiteurs.
Les participants entrent donc dans un lieu qui fonctionne selon ses propres règles. Il ne s’agit pas d’adopter une solennité artificielle, mais d’être attentif : écouter les instructions, suivre les indications du guide et laisser le rythme du temple déterminer celui de la visite.

Ce que le zazen vous demande de faire
Le mot zazen désigne la méditation assise. Dans sa forme la plus visible, la pratique commence par le corps : trouver une position stable, se tenir droit, relâcher les tensions inutiles et porter attention à la respiration.
Les recommandations officielles du zen japonais accordent une importance particulière à la relation entre posture, respiration et attention. Les instructions précises et les points mis en avant peuvent varier selon l’enseignant et la tradition. C’est pourquoi recevoir directement les indications du moine constitue une partie essentielle de la séance, et non une simple formalité avant de commencer.
Il n’est pas nécessaire d’arriver en sachant déjà comment s’asseoir correctement. Le moine explique les principes de base avant le début de la période silencieuse, donnant ainsi aux participants un point d’entrée concret dans la pratique du zazen.
L’objectif n’est pas non plus d’atteindre un calme parfait.
Les pensées peuvent continuer. Le corps peut avoir besoin de temps pour se stabiliser. Quelques minutes peuvent sembler étonnamment longues lorsqu’il n’y a ni écran, ni conversation, ni prochaine tâche pour occuper l’attention. L’expérience n’est pas un concours visant à vider son esprit, et aucune révélation particulière n’est promise.
La pratique commence simplement par l’observation de ce qui se passe lorsque le mouvement s’arrête.

Il n’est pas nécessaire de s’asseoir parfaitement
Pour de nombreux participants qui découvrent la pratique, la première question est plus physique que philosophique : comment faut-il s’asseoir ?
Les recommandations actuelles conseillent des vêtements confortables laissant les jambes et les hanches bouger librement. Les jeans serrés sont spécifiquement déconseillés. Les personnes qui ne peuvent pas rester confortablement assises en tailleur peuvent utiliser une chaise, même si toute personne présentant un problème existant de dos ou de colonne vertébrale doit consulter les restrictions actuelles avant de réserver.
Cette flexibilité est importante. Le zazen possède une structure physique formelle, mais l’expérience ne doit pas devenir une épreuve d’endurance ni obliger les participants à dissimuler leur inconfort.
Le moine peut aider chacun à trouver une position appropriée avant le début de la méditation. Une fois le corps suffisamment stable, l’attention peut se détourner de l’apparence de la posture pour se porter sur l’expérience de rester simplement dans cette position.

La pièce change lorsque les conversations s’arrêtent
Un temple est souvent visité avant tout avec les yeux.
On regarde l’autel, l’architecture, les objets et la vue vers l’extérieur. Pendant le zazen, la relation avec la pièce change. Au lieu de la traverser, le groupe reste suffisamment longtemps au même endroit pour que des détails plus discrets apparaissent.
La lumière évolue progressivement. De petits sons qui disparaîtraient normalement sous les conversations deviennent perceptibles. La présence des autres participants se ressent sans que personne ait besoin de parler.
C’est l’une des raisons pour lesquelles le matin convient particulièrement bien à cette expérience. La journée a commencé, mais elle n’a pas encore accumulé son rythme habituel. Il y a moins d’impressions à laisser de côté et moins d’endroits que chacun pense devoir rejoindre ensuite.
Le programme de NaturaBase est actuellement conçu comme une introduction courte et accessible plutôt que comme une retraite. L’activité dure environ 90 minutes au total, dont environ une heure au temple. Cela laisse le temps de recevoir des instructions, de pratiquer le zazen et de partager un matcha, tout en conservant le reste de la journée pour explorer les Fuji Five Lakes.

Le matcha après la méditation
Lorsque la période de zazen se termine, la transition n’est pas immédiate.
Un matcha fraîchement préparé est servi après la méditation, permettant au groupe de rester encore un peu dans l’atmosphère du temple avant de retrouver le mouvement de la journée.
La première sensation peut être la chaleur du bol, puis l’amertume et les notes végétales du thé. La conversation peut reprendre progressivement : questions sur la pratique, impressions ressenties pendant la méditation ou explications données par le moine et le guide.
Le programme actuel ne doit pas être présenté comme un cours complet et formel de cérémonie du thé. Sa description publiée promet un matcha après le zazen, et non un enseignement de l’ensemble des procédures du chanoyu. Cette distinction permet de présenter l’expérience plus justement et d’éviter que les participants arrivent en s’attendant à des costumes, des ustensiles élaborés ou une cérémonie mise en scène.
Ici, le matcha constitue simplement la dernière partie de la matinée au temple : quelque chose qui est préparé, reçu et consommé avec attention.

Le mont Fuji fait partie du lieu, pas de la mise en scène
Par temps clair, les visiteurs peuvent apercevoir le mont Fuji depuis l’enceinte du temple. La municipalité a déjà présenté Kaizo-ji comme un lieu de zazen matinal offrant une vue remarquable sur la montagne. La présentation actuelle de NaturaBase précise également que cette visibilité dépend des conditions.
La vue peut apporter quelque chose de mémorable à la matinée, notamment au moment de quitter l’espace de méditation. Elle ne doit toutefois pas devenir le critère selon lequel l’expérience est considérée comme réussie ou non.
Le mont Fuji est régulièrement caché par les nuages, même lorsque le temps semble agréable autour du lac. Aucun opérateur ne peut promettre à quel moment la montagne apparaîtra ni combien de temps elle restera visible.
Cette incertitude s’intègre naturellement à l’expérience. Le zazen ne contrôle pas la météo, et le temple n’a pas besoin de la montagne pour justifier son existence.
Lorsque le Fuji est visible, il accompagne le retour vers le monde extérieur. Lorsqu’il ne l’est pas, la séance conserve l’enseignement du moine, le cadre du temple, la méditation elle-même et le bol de matcha qui la suit.

Une nouvelle activité qui s’inscrit dans une pratique locale existante
Le produit actuel de NaturaBase est récent, mais l’idée d’accueillir des visiteurs pour une séance de zazen matinale à Kaizo-ji n’est pas apparue de nulle part.
Une publication touristique de la commune de Fujikawaguchiko a documenté une initiative organisée par l’Association touristique d’Oishi, au cours de laquelle des visiteurs séjournant dans la région participaient tôt le matin à une séance de zazen et à la copie de sutras dans le même temple. La municipalité présentait cette initiative comme faisant partie d’un effort plus large visant à développer des expériences matinales et nocturnes intéressantes pour les voyageurs passant davantage de temps dans la région.
Cet élément est important pour comprendre l’identité de l’activité.
Il ne s’agit pas d’un « concept de bien-être » importé et installé près du mont Fuji simplement parce que la méditation est devenue à la mode. L’expérience s’appuie sur un temple qui a déjà ouvert cette partie de sa pratique à des visiteurs et sur une initiative locale visant à permettre aux voyageurs de découvrir davantage que les principaux points de vue de la région.
L’expérience actuelle facilite cet accès pour les visiteurs internationaux grâce à un point de rendez-vous, au transport et à un accompagnement en anglais ou en français.
« Il ne s’agit pas d’un concept de bien-être importé et installé près du mont Fuji simplement parce que la méditation est devenue à la mode. »
L’activité elle-même est nouvelle.
Le temple, la pratique et l’histoire de Kaizo-ji dans l’accueil de visiteurs pour le zazen matinal ne le sont pas.
À qui cette expérience s’adresse-t-elle ?
Cette matinée convient particulièrement aux voyageurs curieux des pratiques religieuses et culturelles japonaises, mais qui ne sauraient pas nécessairement comment aborder seuls un temple local.
Aucune expérience préalable de la méditation n’est nécessaire. La condition physique n’est pas au centre du programme, même si les participants doivent rester assis pendant une partie de la séance et vérifier les critères actuels de santé et d’âge avant de réserver. Une chaise peut être mise à disposition lorsque la position en tailleur n’est pas adaptée.
L’expérience peut notamment convenir :
- aux visiteurs qui découvrent la région et recherchent une activité culturelle en dehors du principal circuit touristique ;
- aux voyageurs seuls, couples ou petits groupes à l’aise avec des périodes de silence ;
- aux personnes intéressées par le bouddhisme, la méditation ou la vie des communautés locales ;
- aux visiteurs souhaitant une activité matinale structurée avant de poursuivre leur journée autour du lac Kawaguchiko.
Elle conviendra probablement moins à quelqu’un qui attend une représentation théâtrale, un enseignement approfondi de la doctrine bouddhiste ou une cérémonie formelle du thé.
Sa valeur réside dans son échelle modeste : un petit groupe, un enseignement direct et du temps passé dans un lieu qui continue à fonctionner indépendamment du tourisme.
Préparer votre matinée
Le point de rendez-vous est NaturaBase, au 4010 Funatsu, Fujikawaguchiko. Les participants doivent retrouver le guide sur place plutôt que se rendre directement à Kaizo-ji. Le guide accompagne ensuite le groupe jusqu’au temple, à Oishi.
Le programme actuellement publié dure environ une heure et trente minutes. Un accompagnement en anglais et en français est indiqué, et le groupe est limité à huit participants maximum. Le matcha est inclus.
Portez des vêtements propres et confortables qui permettent de vous asseoir sans gêne. Un pantalon ample est généralement préférable à un jean serré. Les chaussettes doivent également être en bon état, puisque les chaussures sont normalement retirées avant d’entrer dans l’intérieur d’un temple japonais.
L’heure exacte de départ, l’âge minimum, le prix et les disponibilités doivent être vérifiés dans les informations de l’activité en direct. Kaizo-ji étant un temple en activité, les participants doivent également comprendre qu’une obligation religieuse inhabituelle peut exceptionnellement nécessiter le déplacement ou l’annulation de la séance.
Qu’est-ce que le zazen ?
Le zazen est une forme de méditation assise associée à la pratique du zen japonais. L’enseignement commence généralement par l’adoption d’une posture stable, la régulation de la respiration et l’attention portée à l’expérience tout en restant assis. Le moine qui dirige la séance explique l’approche utilisée pendant l’activité.
Faut-il avoir déjà pratiqué la méditation ?
Non. L’activité est présentée comme adaptée aux débutants aussi bien qu’aux personnes pratiquant déjà la méditation. Des instructions de base sont données avant le début de la méditation assise.
Faut-il obligatoirement s’asseoir en tailleur ?
Pas nécessairement. Les informations actuelles indiquent que des chaises sont disponibles pour les personnes ayant besoin d’une position différente. Toute question concernant le dos, la colonne vertébrale ou la mobilité doit néanmoins être comparée aux conditions de participation en vigueur avant la réservation.
S’agit-il d’une cérémonie traditionnelle du thé japonaise ?
Aucun enseignement formel de cérémonie du thé n’est actuellement annoncé. Un matcha fraîchement préparé est servi après la séance de zazen, mais l’activité ne doit pas être présentée comme une expérience complète du chanoyu, sauf si le programme évolue ultérieurement.
La vue sur le mont Fuji est-elle garantie ?
Non. Le mont Fuji peut être caché par les nuages à tout moment. Le temple offre une vue sur la montagne lorsque le ciel est dégagé, mais la visibilité n’est pas garantie et n’empêche pas les parties consacrées au zazen et au matcha de se dérouler.
Où commence l’activité ?
Les participants retrouvent le guide à NaturaBase, à Funatsu. Les instructions actuellement publiées indiquent que le guide transporte ensuite le groupe jusqu’au temple. Les participants ne doivent pas se rendre directement à Kaizo-ji sauf instruction explicite en ce sens.
Combien de temps dure l’expérience ?
La durée totale actuellement publiée est d’environ une heure et trente minutes, trajet depuis le point de rendez-vous compris. Environ une heure est consacrée à la visite du temple elle-même.
Comment faut-il s’habiller ?
Portez des vêtements confortables et non restrictifs adaptés à la position assise. Les jeans serrés sont déconseillés. Il est préférable de porter des chaussettes propres et en bon état, car les chaussures sont normalement retirées à l’intérieur des bâtiments des temples japonais.
L’activité peut-elle être annulée par le temple ?
Dans de rares cas, oui. Kaizo-ji est un temple en activité et une cérémonie religieuse imprévue ou une autre obligation peut nécessiter le report ou l’annulation de l’activité.
L’expérience est-elle proposée en anglais ?
L’anglais et le français sont actuellement indiqués comme langues d’accompagnement disponibles. La page de réservation en direct doit rester la référence, car la disponibilité des guides peut évoluer.
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